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Elargissement de l'A10 au nord de Bordeaux-Comment réaménager une infrastructure majeure dans un environnement périurbain

Thèmes : Travaux routiers

L’axe Nord-Sud Atlantique, dont l’autoroute A10 constitue le maillon central, a une importance majeure à l’échelle internationale, nationale, régionale et locale. En effet, elle constitue : ◆ une liaison privilégiée entre l’Europe du Nord et la péninsule ibérique; ◆ un support d’échanges, vecteur d’aménagement du territoire entre les régions de la façade atlantique ; ◆ la liaison vitale nord/sud entre l’Aquitaine et la moitié nord du pays; ◆ la desserte périurbaine du nord de l’agglomération bordelaise. Cet axe est devenu, au gré de l’évolution du trafic, un goulet d’étranglement en raison principalement : ◆ des caractéristiques insuffisantes du viaduc sur la Dordogne; ◆ de l’insuffisante capacité de l’actuel aménagement à 2 x 2 voies ne pouvant absorber les pointes de trafic journalières et saisonnières. Compte tenu de la vocation principale de l’autoroute A10, grand axe Nord-Sud concédé pour l’essentiel, de l’importance du coût des travaux et de leur urgence, l’Etat a décidé de concéder la mise à 2 x 3 voies de la section d’autoroute comprise entre Virsac et Lormont et le doublement du viaduc sur la Dordogne. A l’issue d’un appel d’offres, ASF a été désignée concessionnaire des 14 km concernés, prolongeant ainsi l’autoroute A10 qu'elle exploite depuis 1981 par décret du Conseil d’Etat le 18 novembre 1997. Le challenge à relever était double : ◆ réaliser les travaux d’élargissement à 2 x 3 voies (section courante et viaduc sur la Dordogne) et réhabiliter le patrimoine existant (ouvrages d’art, mise aux normes des équipements); ◆ intégrer une autoroute dans un environnement périurbain contraignant (mise en conformité en matière de protections acoustiques, hydrauliques et intégration paysagère), tout en maintenant à tout moment la circulation des véhicules avec le minimum de gêne vis-àvis de leurs déplacements domicile-travail. Ce projet a nécessité une organisation spécifique adaptée à l’intensité du trafic : ◆ une équipe d’exploitation dédiée ; ◆ des travaux de nuit ; ◆ un calendrier tendu. A titre d’exemple, on peut noter qu’en deux années complètes de travaux, les dispositifs béton GBA de protection de chantier ont nécessité 250 interventions de pose-dépose ; la nuit essentiellement. Ce chiffre met l’accent sur la difficulté du maître d’ouvrage ASF, de ses équipes d’exploitation, du maître d’oeuvre et des entreprises pour assurer la qualité nécessaire à la bonne réalisation des travaux. Enfin, un effort particulier a été porté en matière de protection de l’environnement : ◆ eau : tous les milieux naturels exutoires du réseau d’assainissement ont été protégés contre les risques de pollution ; ◆ paysage : des plantations sur les abords et une touche architecturale sur les ouvrages ont été mises en oeuvre; ◆ bruit : des protections par écrans acoustiques ont été implantées sur toutes les zones le nécessitant. De plus, des partenariats avec les collectivités ont été engagés pour tenir compte de l’attente des riverains (en allant au-delà des obligations réglementaires) dans des secteurs où l’urbanisation s’était imprudemment rapprochée de l’autoroute. Depuis juin 2001, cette section est mise en service à trois voies ; les travaux d’équipements latéraux et le revêtement général se poursuivent jusqu’au deuxième semestre 2002. Grâce à ce réaménagement, le nord de Bordeaux bénéficiera d’une qualité de service autoroutière propice au développement de l’agglomération et de sa région.

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